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Poète, agrégé et homme d'État, Léopold Sédar Senghor fut un théoricien de la négritude et le premier président du Sénégal (1960-1980). Premier Africain élu à l'Académie française, il incarna le dialogue des cultures.
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Léopold Sédar Senghor naît le 9 octobre 1906 à Joal, sur la Petite-Côte sénégalaise, dans une famille sérère catholique aisée. Il gardera de son enfance passée à Djilor le souvenir du « royaume d'enfance » qui irrigue toute sa poésie. Élève des missionnaires puis boursier à Paris, il est en 1935 le premier Africain agrégé de grammaire.
À Paris, avec Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas, il élabore la négritude : non pas un racisme à l'envers, mais l'affirmation des valeurs de civilisation du monde noir et l'appel à une « civilisation de l'universel » où chaque peuple apporte sa part. Ses recueils — « Chants d'ombre », « Hosties noires », « Éthiopiques » — en sont le versant poétique.
Soldat français fait prisonnier en 1940, il passe deux ans dans les camps allemands, où il écrit. Après la guerre, il est député du Sénégal à l'Assemblée nationale française, ministre, puis, le 5 septembre 1960, premier président de la République du Sénégal indépendante.
Il gouverne vingt ans, favorise l'école et la culture, et fait en 1980 ce qu'aucun chef d'État africain n'avait fait : il démissionne volontairement pour laisser la place à son successeur. Élu à l'Académie française en 1983 — premier Africain —, il meurt le 20 décembre 2001 à Verson, en Normandie.
« La civilisation de l'universel sera le rendez-vous du donner et du recevoir. »— Léopold Sédar Senghor
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